Un peu d’Histoire…
Si, en 1884, vous aviez voulu vous rendre à Prévessin en venant de Meyrin, voici ce qu’on vous aurait dit : « Pour aller à Prévessin, rien n’est plus facile, impossible de vous tromper. Voyez, droit au nord, sur le coteau, ce clocher à la flèche élancée et les maisons éparses qui l’environnent, c’est le village en question… » Nous venons de dépasser Mategnin, le dernier village suisse… et à 300 mètres nous découvrons un bloc de roche taillé… les armes du canton de Genève, l’aigle et la clef, et sur la face opposée, les trois fleurs de lis des Bourbon de France, portant le millésime de 1818″. (Extraits du livre de M. Orset)
Au début du XXe siècle, Prévessin comptait 352 habitants, Moëns 216 . L’agriculture était l’activité dominante, les deux communes réunies produisaient annuellement quelques 2 500 quintaux de blé, 1 250 hectolitres de vin et comptaient près de 300 vaches laitières…
Les choses ont bien changé ! Depuis la fusion de 1975, c’est une commune très étendue (1 207 ha), consituée de plusieurs hameaux ou anciens hameaux qui ont conservé une identité bien marquée : Moëns, Magny, Brétigny, Vésegnin et enfin Prévessin, le « centre-bourg ».
Si l’histoire de la commune vous intéresse, vous ne manquerez pas d’acquérir le livre qui la retrace et dont vous trouverez quelques extraits. Ecrit par des historiens locaux, membres de la société d’archéologie et d’histoire du pays de Gex, ce livre, paru en novembre 2000, est en vente à la mairie de Prévessin-Moëns (prix : 29€). Quelques-unes de ses têtes de chapitres :
- Influences et permanences
- Fortunes et familles au fil des siècles
- La Révolution à Prévessin et à Moëns ….
Patrimoine
La commune compte un certain nombre de lieux ou bâtiments intéressants, témoins de son histoire.
Les anciennes mairies écoles ont été récemment rénovées (Vésegnin : pour l’Association Eclat, Moëns : pour une structure de classe-relais).
Le poids public, qui fonctionna jusque dans les années soixante, est visible au carrefour Route des Alpes / Route d’Ornex.
Au centre de Brétigny, vous pouvez voir l’ancien Four communal qui fonctionne lors de journées de fête, et sert à l’occasion à des associations ou des particuliers.
Les bornes frontière jalonnent la limite entre la France et la Suisse,
et nous rappellent le caractère mouvant de ce tracé…
Château
L’un des éléments majeurs du patrimoine communal demeure le parc du château, autour duquel s’articule le centre de la commune.
En novembre 1997, le Conseil Municipal par un vote unanime décide d’acquérir une magnifique propriété dite « le château », située au cœur de la commune. Les bâtiments comprennent le « Château » lui-même, l’Annexe, la Grange, la loge du gardien. Construits au XIX siècle, les quatre bâtiments représentent une surface totale de près de 1 000 m2. Les bâtiments nécessitaient des travaux de rénovation et de mise aux normes ; le 19 juin 2003, la commune a signé avec la société Technosert France (horlogerie de luxe) un bail emphytéotique.
Le Parc
D’une surface de près de 19 hectares, ce parc est planté d’arbres remarquables, dont certains auraient plus de 400 ans. Un petit étang, bordé de saules pleureurs, constituait un site sauvage et mystérieux, d’un grand intérêt écologique. Sa réhabilitation est actuellement à l’étude . Aujourd’hui l’ensemble du parc est accessible au public par plusieurs entrées : route de la Fontaine, route de St Genis (côté collège) ou route de Mategnin. La remise en état a permis d’aménager des promenades en lisière de la propriété, avec jeux d’enfants et parcours santé. Près de 15 hectares sont donc à la disposition de la commune. Des manifestations, telles la Fête Nationale, la journée du Patrimoine, la Fête de la Musique, y trouvent place et attirent des centaines de participants.
L’église
Les premiers sanctuaires bâtis à cet endroit datent de l’époque mérovingienne. Divers édifices se sont succédés au cours des siècles. L’abbaye de Payerne, devenue propriétaire au XII siècle, fit effectuer d’importants travaux et plaça l’église sous la protection de la Vierge Marie. Au cours des siècles suivants, l’entretien de l’église et du cimetière incombait aux paroissiens. Après l’implantation du culte protestant en 1536, l’église connut une période de délabrement. Au début du XVII siècle, saint François de Sales prend possession de l’église et rend le sanctuaire au culte catholique. Il faudra attendre le début du XVIII siècle pour qu’elle soit restaurée, grâce notamment à la mobilisation des paroissiens.
L’église actuelle, que les historiens qualifient de 5ème église, juxtapose des éléments hérités du passé médiéval avec des éléments beaucoup plus récents. La dernière restauration date de 1973.
Tous les ans lors des journées du Patrimoine (3ème week-end de septembre), des animations sont proposées, mettant en valeur l’un ou l’autre élément patrimonial de la commune.
